Irrigation sous tunnel : Takii France irrigue au bon moment avec les Tensiomètres Weenat

📊 Un parc de sondes sous tunnel : Tensiomètres Weenat et Station Météo Connectée, pour une gestion précise des cultures.

⏱️ Tout le parc lu en 5 minutes : Un code couleur sur le téléphone remplace des relevés manuels qui demandaient 5 à 10 minutes par tunnel.

💧 Environ 25 % d’eau en moins, soit 3 500 à 5 000 m³ économisés : l’irrigation à date fixe laisse place à des apports déclenchés au moment où la plante en a besoin.

🌱 Des plantes qui tiennent à la floraison : Un meilleur port pendant la pollinisation, pour plus de rendement et une meilleure qualité de graines.

45 tunnels de semences potagères, et chaque jour la même question : lesquels ont besoin d'eau ?

À Grisolles, dans le Tarn-et-Garonne, Takii France multiplie des semences potagères sur un parc de 45 tunnels. Ici, on récolte la graine. Et la graine se construit au moment de la floraison et de la pollinisation, sous un plastique où il ne pleut jamais : en irrigation sous tunnel, chaque litre que reçoit la plante vient du réseau, et aucune averse ne vient rattraper un tour d'eau mal placé.

« Tout a commencé il y a quatre ans. Après la montaison, les plantes commençaient à décrocher et à flétrir. »

Yann Pardinilla, Takii France, site de Grisolles (82)

Jusque-là, l'irrigation du site suit des protocoles fixés d'avance. Pour comprendre ce qui se passe dans le sol, Yann Pardinilla ressort de vieilles sondes Watermark. La mesure est bien là, mais il faut aller la chercher : passer sur place avec un petit boîtier, relever la valeur, puis recommencer au tunnel suivant.

🎥 Le témoignage complet de Yann, en vidéo

Flétrissement après la montaison, tout le parc de sondes lu en cinq minutes, 25 % d'eau en moins : Yann raconte tout, depuis le site de Grisolles.

Pourquoi installer un parc de Tensiomètres Weenat sous tunnel ?

Tensiomètres Weenat

Dès l'année suivante, Takii France passe aux sondes connectées. Un parc de Tensiomètres Weenat est installé sous les tunnels, et une station météo connectée complète le dispositif. Les tensiomètres mesurent en continu la tension de l'eau dans le sol, en kPa, c'est-à-dire la force que les racines doivent exercer pour extraire l'eau.

Sous un tunnel, cette mesure se lit très simplement. Sans pluie, la tension ne baisse qu'avec l'irrigation, puis elle remonte à mesure que la plante puise. Tant qu'elle reste basse, la plante boit sans effort. Quand elle grimpe, les racines forcent, bien avant que les feuilles ne le montrent. Le flétrissement que Yann voyait après la montaison, c'est la fin de l'histoire. Le tensiomètre en raconte le début.

« Nous sommes passés aux sondes connectées pour une raison simple : le gain de temps à la lecture des données. »

Yann Pardinilla

Le Tensiomètre Weenat fonctionne d'ailleurs avec une bougie Watermark, la même technologie que les anciennes sondes du site. La mesure ne change pas. Le relevé, lui, disparaît : les données partent seules vers l'application, et Yann les retrouve sur son téléphone ou son ordinateur.

Il fallait auparavant compter 5 à 10 minutes par tunnel pour récolter les données à la main, et chaque tunnel suivi rallongeait la tournée d'autant. Aujourd'hui, le temps qu'il fallait pour relever un seul tunnel suffit à passer tout le parc de sondes en revue, depuis un écran.

Cinq minutes pour faire le tour du parc de sondes

« Avec les sondes connectées, on a tout sur le téléphone ou l'ordinateur, et on visualise l'intégralité du parc de sondes installées. En cinq minutes, avec des jeux de couleurs très simples, on voit si tout se passe bien, sans avoir à regarder la valeur exacte, tunnel par tunnel. »

Yann Pardinilla

Yann ouvre l'application Weenat. Tout le parc s'affiche d'un coup, chaque sonde avec sa couleur. Derrière ce code, des seuils calés sur le type de sol classent chaque mesure en quatre états : saturation, confort, vigilance ou stress hydrique.

Tant que les sondes restent dans le confort, inutile de chercher le chiffre. Il ne sert que pour celle qui sort du lot. Là, la courbe montre depuis quand la tension monte et à quelle vitesse, et c'est souvent ce qui décide : un tunnel qui grimpe vite en une après-midi ne s'irrigue pas comme un tunnel qui monte doucement depuis trois jours, même s'ils affichent la même valeur. Un relevé manuel ne donne jamais cette tendance, seulement une valeur à l'instant du passage.

Irrigation sous tunnel : du calendrier au besoin réel de la plante

Pendant des années, la conduite de l'eau reposait sur un calendrier. Les sondes ont montré ce qu'il cachait.

« Avant, les protocoles étaient établis : c'était de l'irrigation systématique, à date égale chaque année. En réalité, on s'est aperçu qu'on apportait de l'eau, mais pas au bon moment. »

Yann Pardinilla

Sous un tunnel, deux printemps ne se ressemblent pas. Une semaine de soleil fait grimper la température sous le plastique, et la consommation des plantes avec. Une semaine couverte la freine. Un calendrier ne voit ni l'une ni l'autre. Apportée trop tôt, l'eau file en profondeur, hors de portée des racines, ou maintient un sol saturé où elles manquent d'air. Trop tard, le stress est déjà installé. C'est probablement ce qui se jouait après la montaison : la plante monte sa tige florale, ses besoins changent d'échelle, et l'irrigation programmée ne suit plus.

« Avec les sondes, on pilote au tunnel, à la culture, et surtout on peut réagir quand la plante a besoin d'eau. Ça ne sert à rien d'en apporter trop avant ou trop après : il faut juste l'apporter au bon moment. »

Yann Pardinilla

Piloter au tunnel, c'est accepter que deux tunnels voisins ne reçoivent pas la même eau le même jour. D'un tunnel à l'autre, l'espèce, la variété ou le stade peuvent changer, et les courbes du parc montrent où en sont les cultures suivies. C'est tout le principe du pilotage de l'irrigation : déclencher sur une mesure plutôt que sur une date.

25 % d'eau en moins, et une plante qui tient à la floraison

« On a une baisse de consommation d'eau de 25 % environ, donc on est aux alentours de 3 500 à 5 000 m³. Ce n'est pas pour autant qu'on apporte moins d'eau : on l'apporte au meilleur moment pour la plante, et donc on optimise l'utilisation de l'eau. »

Yann Pardinilla

Le paradoxe n'est qu'apparent. Les 25 % d'eau économisés correspondent aux apports mal placés, ceux qui drainaient ou arrivaient quand la plante ne pouvait pas encore s'en servir. Au moment où elle en a besoin, elle reçoit toujours sa dose.

« En termes de marge, on a vraiment constaté un meilleur port de la plante au moment de la floraison et de la pollinisation, ce qui engendre un meilleur rendement et une meilleure qualité de graines. »

Yann Pardinilla

En multiplication de semences, c'est à ce stade que la récolte se décide. Une plante qui ne manque pas d'eau reste turgescente et garde ses fleurs bien ouvertes pendant la pollinisation. Un stress hydrique au même moment se paie en fleurs qui avortent, puis en graines moins nombreuses ou moins bien remplies. Pour un semencier, la qualité de la graine pèse autant que le rendement, et chez Takii France, les deux progressent en même temps.

Les Tensiomètres Weenat chez Takii France, en 3 chiffres

  • 5 minutes pour passer tout le parc de sondes en revue, grâce au code couleur de l'application
  • 5 à 10 minutes : le temps qu'il fallait pour relever un seul tunnel à la main
  • ≈ 25 % d'eau en moins, apportée au moment où la plante en a besoin