62 hectares d'amandiers bio, et une question chaque jour : comment piloter au mieux l'irrigation ?
Martin d'Archimbaud est cofondateur de GreenPods. Sa première exploitation, La Granja, se trouve à Labastidette, en Haute-Garonne. On y compte 62 hectares d'amandiers bio conduits en agriculture régénératrice, soit « l'un des plus grands vergers d'amandiers bio en France ». Sur une telle surface, l'irrigation des amandiers ne peut pas se décider au jugé.
« On cultive nos arbres en agriculture régénératrice, c'est-à-dire en faisant attention à nos sols et à la biodiversité. L'eau est donc forcément une priorité absolue pour nous. »
Martin d'Archimbaud, cofondateur de GreenPods, à Labastidette (31)
Chez GreenPods, les capteurs Weenat sont arrivés en même temps que les arbres, il y a trois ans, dès la première plantation. L'équipe a donc pu s'appuyer sur des mesures dès le départ, plutôt que sur l'irrigation « au doigt mouillé ». Ce choix compte sur de jeunes arbres : tant que leurs racines explorent peu de terre, la réserve en eau à leur portée reste faible, et le moindre manque se paie en croissance. Aujourd'hui, Stations Météo, Sondes Capacitives, Capteurs Gel et capteurs d'Humectation Foliaire remontent tous dans la même application.
🎥 Le témoignage complet de Martin, en vidéo
Pourquoi installer cinq Sondes Capacitives Weenat dans le verger ?

Depuis la plantation, cinq Sondes Capacitives Weenat sont réparties dans le verger. Chacune mesure la teneur en eau du sol tous les 10 cm, et ses relevés arrivent sur l'application toutes les 30 minutes.
Dans les premiers horizons, la sonde voit chaque irrigation arriver et mesure la vitesse à laquelle les arbres puisent l'eau. Plus en profondeur, elle indique si l'apport est vraiment descendu jusqu'aux racines, ou s'il a filé plus bas, hors de leur portée. C'est la lecture de tous les horizons ensemble qui dit à la fois combien apporter et quand revenir.
« Sur ces 62 hectares, nos cinq Sondes Capacitives suivent l'humidité du sol à différentes profondeurs. C'est ce qui nous permet de piloter au mieux notre irrigation, et d'apporter la bonne quantité au bon moment. »
Martin d'Archimbaud
Multiplier les points de mesure répond à une limite simple : une sonde ne mesure que le sol dans lequel elle est plantée. Sur 62 hectares, les sols sont rarement homogènes, et avec une ou deux sondes seulement, il devient impossible d'avoir un vision complète. Avec cinq points, l'équipe dispose d'une image fiable de l'ensemble du verger.
Le bénéfice se résume dans une autre phrase de Martin : « Notre ressource en eau n'est pas infinie, c'est donc un point important. » Quand chaque mètre cube compte, piloter l'irrigation à partir de mesures réelles revient à garder l'eau pour les moments où les arbres en ont vraiment besoin, sans rationner à l'aveugle ni arroser par précaution. Et comme les courbes arrivent sur le téléphone, la décision se prend où que l'on soit.
Prévisions de pluie et observations à la parcelle : ce que Martin regarde plusieurs fois par jour
« L'application Weenat nous est très utile. On la consulte plusieurs fois par jour, pour les prévisions météo comme pour le réalisé. »
Martin d'Archimbaud


La journée se joue sur ces deux lectures. Les prévisions servent à s'organiser : une pluie annoncée, du vent, une humidité qui monte, et le programme des jours suivants bouge en conséquence. Le réalisé sert à décider. Une fois l'épisode passé, Martin vérifie quelle quantité de pluie il est réellement tombé sur l'exploitation, sur 24 heures puis sur la semaine, parce qu'une pluie annoncée n'est pas toujours une pluie reçue.
« On y suit la pluviométrie sur 24 heures ou sur une semaine, et l'humidité, qui peut déclencher ou non un traitement de notre part. »
Martin d'Archimbaud
En bio, ces chiffres pèsent lourd dans la décision de traiter. Les produits utilisés agissent surtout en préventif, au contact du feuillage, et la pluie finit par les lessiver : le cumul tombé depuis le dernier passage indique si la protection tient encore. L'humidité renseigne quant à elle sur le risque de contamination par les champignons.
Les capteurs d'Humectation Foliaire du verger complètent cette lecture, en mesurant combien de temps les feuilles restent mouillées. Avec ces données relevées sur place, la protection des cultures se décide sur ce qui s'est vraiment passé dans le verger, plutôt que sur un calendrier ou sur une station située à plusieurs kilomètres.
Comment la Station Météo guide les traitements et l'irrigation ?
Les sondes regardent le sol. La Station Météo installée sur l'exploitation surveille tout ce qui se passe au-dessus, et Martin s'en sert bien au-delà du simple relevé de pluie.
« La Station Météo installée derrière moi me permet de suivre tout un ensemble d'indicateurs : la pluie, le vent, l'humidité relative ou encore le cumul des heures de froid. Ce sont eux qui nous permettent de piloter nos opérations au champ, des traitements biologiques jusqu'à l'irrigation. »
Martin d'Archimbaud
Chaque indicateur répond à une décision précise. La pluie se retranche des apports d'eau à prévoir. Le vent ouvre ou ferme les créneaux de pulvérisation. Le cumul des heures de froid est moins connu, mais tout aussi utile en arboriculture : l'amandier doit accumuler assez de froid pendant l'hiver pour sortir de sa dormance, puis débourrer et fleurir correctement. Ce compteur aide donc à voir venir la floraison.
Or cette floraison arrive tôt. L'amandier compte parmi les premiers arbres fruitiers à fleurir, en fin d'hiver, à une période où les gelées restent fréquentes. C'est tout le rôle des Capteurs Gel installés dans le verger : ils suivent la température au plus près des bourgeons et peuvent alerter dès qu'elle approche du seuil critique. De quoi anticiper le risque de gel au lieu de le découvrir au petit matin.


Depuis la première plantation, le verger a accumulé trois ans de données. Les cinq points de mesure dans le sol, la station, les Capteurs Gel et les capteurs d'Humectation Foliaire alimentent tous une seule application, historique compris. Cet historique sert à comparer une saison à la précédente, à un moment où les arbres grandissent et où leurs besoins en eau augmentent d'une année sur l'autre.
Une application partagée par toute l'équipe
Sur une exploitation de cette taille, plusieurs personnes prennent des décisions au champ. Chez GreenPods, toutes consultent les mêmes données, depuis leur téléphone ou leur ordinateur. Personne n'a besoin de retourner au verger pour savoir combien il a plu ou si le sol a soif.
« C'est une utilisation très complète, partagée par l'ensemble des membres de l'équipe. »
Martin d'Archimbaud
Trois ans après la plantation, Martin résume la place que ces outils ont prise sur l'exploitation :
« On travaille avec Weenat sur différents outils, des Stations Météo aux Sondes Capacitives, en passant par des Capteurs Gel et des capteurs d'Humectation Foliaire. Aujourd'hui, ils sont indispensables pour nous, dans notre gestion au quotidien. »
Martin d'Archimbaud
Les capteurs Weenat chez Martin d'Archimbaud, en 3 chiffres
- 5 Sondes Capacitives réparties sur 62 hectares d'amandiers bio, pour mesurer l'humidité du sol horizon par horizon
- 4 familles de capteurs réunies dans une seule application : Stations Météo, Sondes Capacitives, Capteurs Gel et capteurs d'Humectation Foliaire
- 3 ans de données accumulées depuis la première plantation, consultées plusieurs fois par jour par toute l'équipe

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